Syndics de copropriété | Renégociez vos petits contrats électricité !

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Saviez-vous que plus de 80% des contrats électricité des copropriété sont souscrits avec des puissances inférieures à 9kVA ? Cages d’escaliers, paliers, sous-sols, cages d’ascenseur, … . Or, en restant au Tarif Réglementé EDF, ces petits contrats, auxquels personne ne s’intéresse jamais, coûtent en réalité une petite fortune. Et ce n’est pas prêt de s’arrêter ! Car les augmentations promettent d’être salées dans les années qui viennent. La CRE prévoit 30% d’augmentation d’ici 2020. Pourtant, il existe une solution à laquelle peu de copropriétés ont recours aujourd’hui. A tort ! On appelle cela « contrats de marché ». Explications.


 

Pour commencer, regardons 2 exemples d’études que j’ai réalisées récemment pour deux copropriétés.

 

Exemple 1 : Copropriété de la Drome – 15 compteurs bleus

Le premier concerne une petite copropriété de la Drome, équipée d’une petite chaufferie électrique, d’un ascenseur et d’une multitude de compteurs électriques de faible puissance comme vous pouvez le voir ci-dessous, tous souscrits chez EDF au tarif bleu réglementé.
Les puissances souscrites vont de 3 à 18 kVA – Voici leur répartition :

Repartition-Compteurs-electricite-copropriete-floralies-camembert

Le budget électricité annuel consolidé de cette copropriété est de 8729 € TTC.
En souscrivant l’ensemble de ses contrats en tarif marché, avec un prix du kWh fixe sur 3 ans et un abonnement à 0€, cette copropriété économisera plus de 3000 € sur 3 ans (1029 € TTC par an) : 12% d’économies.

L’histogramme suivant montre que ce sont les petits contrats qui feront réaliser la plus grande partie de économies.

copropriete-floralies-gain-par-puissance-souscrite

Contrats kVA = plus de 50% des économies)

 

Exemple 2 : Copropriété de la région parisienne – 5 compteurs bleus

Le deuxième exemple concerne une petite copropriété de Seine Saint Denis.

La puissance souscrite des compteurs va de 3 à 36 kVA – Voici leur répartition :

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Le budget électricité annuel de cette copropriété est de 9055 € TTC.
En souscrivant l’ensemble de ses contrats en tarif marché, avec un prix du kWh fixe sur 3 ans et un abonnement à 0€, cette copropriété économisera près de 2200 € sur 3 ans (730 € TTC par an) : 8% d’économies.

SDC_Saules_repartition-gains-par-puissance-compteur-souscrite-bleu-electricite

 

Je pourrais continuer comme cela pendant longtemps. Mais à l’échelle d’un syndic de copropriétés, les sommes peuvent rapidement devenir conséquentes. Jugez-en plutôt :

 

Exemple 3 : les 204 compteurs bleus d’un syndic de copropriétés

Il y a un an, je négociais l’ensemble des contrats d’un syndic :

  • 94 copropriétés
  • 204 compteurs bleus souscrits au tarif réglementé chez EDF

La renégociation de l’ensemble des contrats bleus a abouti à une économie de 40.000 € TTC sur 3 ans pour un budget annuel de 100.000 € TTC. 13% d’économies.

copropriete-contrats-electricite-bleu-tarif-reglemente

copropriete-gain-par-puissance-souscrite-contrats-electricite-bleu-tarif-reglemente

Contrats 3kVA = 50% des économies

 

Alors, pourquoi paye t-on aussi cher son électricité ?

Il y a 3 raisons principales à cela :

  1. la structure de consommation de l’électricité des copropriétés,
  2. la structure et l’évolution du tarif réglementé,
  3. et la peur du changement de certains copropriétaires qui freine les décisions.

 

 

Copropriétés : 80% de compteurs de faible puissance

Comme on a pu le voir dans les exemples que je viens de citer, les copropriétés sont généralement caractérisées par la présence d’une multitude de petits compteurs de faible puissance. A l’échelle d’un syndic, cette proportion tourne autour de 80% de compteurs de 3, 6 et 9 kVA.

copropriete-comparaison-contrats-electricite-bleu-tarif-reglemente-tarif-marche

Commentaire : prix de l’abonnement 3 kVA au TRV : 91.80 € HT

Le problème, c’est que pris à l’unité, tous ces contrats ne coûtent presque rien. Cent euros par ci, cent euros par là. Mais au final, même pour une petite copropriété, l’électricité finit par coûter cher, et on ne s’en rend pas compte. Du coup, il est facile d’augmenter les tarifs, parce que ça ne se voit pas, et que l’on sait que personne ne manifestera.

Or, ce qui coûte cher dans un petit contrat électricité, surtout avec peu de consommation, c’est l’abonnement, comme vous pouvez le voir ici :

tarif-reglemente-electricite-abonnement

Ainsi, pour reprendre les exemples au dessus, l’abonnement d’un 3kVA est de 91,80 € HT pour une facture de 109 € HT, Celui d’un 6 kVA est de 106,20 € HT pour une facture de 250 € HT, etc.

D’où l’intérêt pour les copropriétés de souscrire des contrats sans abonnement.

Le problème, c’est que ces contrats sont difficiles à trouver. Les fournisseurs n’en font pas la publicité, car le tarif réglementé est le tarif le plus cher et le plus rentable du marché, et qu’il sert de référence pour bon nombre de fournisseurs en leur permettant de proposer des tarifs juste un peu en dessous, tout en conservant des marges confortables. C’est l’exemple du tarif de Direct Energie : un prix du kWh actuellement inférieur de 5 à 8% par rapport à celui du tarif réglementé, pour un abonnement identique. Autrement dit, on fait un effort minime sur le kWh, et on marge sur l’abonnement.

Et attention, certains fournisseurs n’ont pas hésité il y a quelques années à proposer des contrats marché avec des tarifs encore plus chers que le tarif réglementé. Le problème principal est que ces fournisseurs n’hésitent pas à reconduire ces contrats tacitement sur des périodes de 3 ans avec engagement. C’est le cas d’une des 2 entités issues du monopole d’Etat.

 

Un tarif réglementé qui ne connait que des hausses

… même quand on vous annonce des baisses !

Vous le savez, il est de tradition en France d’annoncer les hausses des prix de l’électricité le 1er août de chaque année. Depuis la mise en place des prix réglementés, l’Etat n’a manqué aucune occasion. Y compris en 2016, alors que le gouvernement annonçait une baisse des prix de l’électricité de 1,5% au 1er août. Car en réalité, cette baisse n’a pas profité à tout le monde, et en particulier, aux copropriétés.

La faute à qui ? A l’abonnement.

Ce dernier a, en effet, augmenté pour tous les compteurs d’une puissance de 3, 6 et 9kVA.

tarif-reglemente-electricite-evolution-abonnement-non-residentiel

Et comme nous l’avons déjà vu, 80% des compteurs des copropriétés sont justement souscrits sur ces puissance.

Multiplié par le nombre de petits contrats souscrits par les 560.000 copropriétés de France, cette augmentation représente une manne de plusieurs millions d’euros pour EDF.

 

Tarif réglementé et rattrapages tarifaires

J’en ai déjà parlé dans un article précédent intitulé « Electricité : EDF va récupérer près d’un milliard d’euros auprès de ses clients« . Je ne reviendrai donc pas dessus.

Sachez simplement qu’en quittant le tarif réglementé, vous ne subirez plus les hausses de tarifs rétroactives.

 

« Utilisez » les compétences d’expert de votre gestionnaire de syndic

Si j’avais un message à passer aux copropriétaires, ce serait celui-ci : soignez votre gestionnaire !

Entre les problèmes de chasse d’eau qui fuit, d’ampoule grillée que certains copropriétaires souhaiteraient voir remplacées dans la minute, etc., un gestionnaire est trop souvent dérangé pour des broutilles. Il peut donc difficilement trouver du temps pour se concentrer sur des sujets de fond. La loi ALUR n’a rien arrangée, puisque cette dernière a introduit encore plus de complexité dans un métier déjà complexe. Du coup, le gestionnaire a de moins en moins de temps à consacrer aux sujets de fond. Et c’est dommage ! Car « utilisé » intelligemment, un gestionnaire devient immédiatement un expert en gestion qui peut vous faire gagner beaucoup d’argent.

Pour un gestionnaire, négocier les petits contrats électricité des copropriétés dont il a la charge n’est pas si compliqué. Et avec un peu d’organisation, cela peut lui demander assez peu de temps, pourvu qu’il soit bien accompagné et qu’il soit motivé pour prendre ce temps. Il lui suffit en effet que de scanner les dernières factures d’électricité quand il les reçoit et de les envoyer à un expert de la négociation de contrats électricité pour étude.

L’expert s’occupe ensuite de la saisie des données, des appels d’offres et renvoie une étude détaillée au gestionnaire qui la transmet aux représentants du conseil syndical. Le tout est en général gratuit, et vous avez une réponse en moins d’une semaine.

Un dernier conseil : si vous suivez mon blog depuis quelque temps, vous savez que je vous déconseille d’essayer de faire vos calculs vous même sans aide. Surtout si vous n’êtes pas matheux, que vous ne maîtrisez pas les notions de TURPE, de contrat marché et de contrats indexés (les calculs ne sont pas du tout les mêmes), et enfin si vous ne disposez pas des logiciels adaptés pour réaliser vos calculs (attention aux calculateurs en ligne ! Ils ne sont pas fiables). C’est en général le meilleur moyen de faire de grosses erreurs qui coûtent cher !

 

Dépasser la peurs de changer de fournisseur

La question la plus courante que j’entends quand je propose de quitter le fournisseur historique est la suivante : « mais si je quitte EDF et que j’ai une panne d’électricité. Est-ce que je serai aussi bien servi avec le nouveau fournisseur ? ». Bien entendu, la réponse est oui.

Si vous regardez la télévision suite aux tempêtes qui arrachent des lignes électriques, vous pourrez constater que ce n’est jamais EDF qui intervient, mais une société appelée ENEDIS. Cette société qui s’appelait auparavant ERDF a changé de nom pour éviter la confusion avec EDF.

Quand vous appelez le numéro de dépannage figurant sur votre facture d’électricité, que ce soit celle d’EDF ou d’un autre fournisseur d’électricité, vous tombez directement chez ENEDIS, sans passer par le fournisseur. Aucun risque donc qu’EDF vienne filtrer les appels pour favoriser ses clients.

Enfin, changer de fournisseur, c’est très facile :

  • Le nouveau fournisseur s’occupe de tout
  • on ne change pas votre compteur
  • on ne coupe pas l’électricité (seul un relevé de compteur, effectué par ENEDIS, est nécessaire pour l’ancien et le nouveau fournisseur pour leur permettre de facturer ce qu’ils vous doivent)
  • il est impossible d’être facturé par deux fournisseurs pour la même consommation puisque c’est ENEDIS qui répartit l’information sur les données de comptage.

 

Voilà, cet article est terminé. N’hésitez pas à demander une étude gratuite. Cela ne vous engage à rien, si ce n’est à faire des économies dès maintenant, et pour les prochaines années. Et les prestations étant en général gratuites, ne vous en privez pas !

 

A bientôt pour un prochain article.

 

Si vous souhaitez que je réalise une étude gratuite des contrats bleus de votre copropriété, prenez contact avec moi. Je vous expliquerai comment faire en vous faisant gagner beaucoup de temps.